Pernes en Artois, Collège Marcel Dollet, du Bellimont, de 1979 à 1983, vidéos et livre - un écrivain est passé...

Pernes en Artois : le Collège Marcel Dollet... on disait également le Collège du Bellimont... et ce fut ma vie quatre années, ma jeunesse d'écrivain... Le bus me prenait à Huclier le matin...

Pernes (en Artois) figure logiquement dans le sous-titre du livre publié en mai 2025 :

Huclier 1967-2019 et origines



Fin de ruralité agricole d'un village du Pas-de-Calais
Conséquences de la Guerre d'Algérie
Enfance d'un écrivain

Livre mai 2025 de Ternoise <a href=pretstravaux1.html>Huclier</a> 1967-2019 et origines


Valhuon école, Pernes collège, Arras lycées Carnot Guy Mollet puis Groupama… par Stéphane Ternoise

La quatrième de couverture


Stéphane Ternoise fut de la dernière génération des enfants d’un village d’agriculteurs. Où subsistent deux fermes. Il raconte.
Le père resté traumatisé par sa guerre d’Algérie, l’alcool, les menaces, la mère luttant pour éviter la DASS à ses enfants et sauver sa maison, l’impérieuse nécessité de « bien travailler à l’école »…

Partant à la recherche des origines, il découvre les racines communes d’une grande partie des habitants…
« Ailleurs, dans les villes d’abord, le matérialisme semait et récoltait les famines, les inutiles voyages importaient le choléra.
Huclier du XVIIIe – XIXe siècles vivait encore à l’abri du prétendu progrès, en relations de proximité, d’autosuffisance. Des femmes épanouies par une dizaine de grossesses flirtaient avec l’auréole centenaire, la morale sociale et la religion n’avaient pas besoin d’être sévères pour rythmer la vie, maintenir l’harmonie, la plupart du temps un premier baptême était célébré quelques semaines après le mariage... L’agriculture au service de chacun, et non de l’enrichissement des plus riches et son corollaire l’empoisonnement de l’eau l’air la terre... »

Avec dans leur propre rôle, François et Albert Châtelet, Benoît et Augustin Labre, abbé Jean Décobert, Albertine Bara, Florentine Delabroy, Zoé Boidin, Octave et Maria Delory, Jean et Simonne Cadet, Léon et Raymond Petit, docteur Philippe Lamoril, Joséphine Hiel, Élisabeth et Joseph Borne, Thomas Merton, Marcel et Yves Roussel, André Dubuche… et les autres… du village ou des alentours.


Format en papier : 172 pages.

Extraits du chapitre "Le collège de Pernes"

Naturellement, la première montée dans le grand bus en septembre 1979, où figuraient déjà les collégiens de Valhuon, s’est évaporée, comme le passage avec arrêt par Conteville, Hestrus, Tangry, Sains-lès-Pernes, Sachin et la descente vers Pernes centre puis la grande remontée vers le collège. Dans la cour, un monde innombrable. Trois cents élèves dont des grands. Je me tenais avec Agnès durant l’appel. Elle est partie dans le rang des 6e B et à la fin, restait uniquement un clampin au milieu de cette cour, celui n’ayant pas entendu son nom par un barbu.
Ce monsieur Boulet, Abel, sera mon prof de math durant les quatre années. Au premier semestre, il notait en observation « Élève sérieux et intéressé. Résultats satisfaisants. » J’étais deuxième avec 16/20. Quelqu’un dont tout m’échappe avait obtenu 17.
Dans deux matières, je décrochais le pompon, avec 16,5 en « sciences physiques » mais groupé avec « Biologie », au huitième rang, pour un commentaire général de « sciences expérimentales » : « travail correct. Peut encore mieux en approfondissant davantage et en étant moins brouillon. »
En Français également, plusieurs « types d’exercices » où la « rédaction » confirmait mes bonnes dispositions, 14/20 constituant la meilleure note ; en « expression orale », malgré 17,5 devancé d’un point, et pour « orthographe grammaire » le constat de l’abbé Décobert perdurait, m’expédiant à la huitième position, sous la moyenne même, 9,5. « Devrait bien faire en travaillant avec plus de méthode, de soin. Ensemble cependant très satisfaisant. »

Reprendre l’ensemble des bulletins présenterait un intérêt limité mais les douze permettent de définir avec quasi certitude la période d’aggravation de la situation suivie de l’hospitalisation du père, avec un pronostic vital engagé, une chance sur trois de s’en sortir, vue l’état de l’inflammation de son pancréas.
Car si la sixième et la cinquième se passaient relativement bien, avec une incapacité à m’adapter à l’anglais, « travail superficiel. (...)

Un décrochage manifeste au troisième trimestre de la cinquième donc début 1981. Je me souviens qu’alors, les frères en étaient persuadés, si François Mitterrand devenait Président, il y aurait la guerre rapidement. Ce contexte a-t-il amplifié les cauchemars de l’ancien d’Algérie ? Le 10 mai fut une soirée de grande inquiétude, je me souviens d’être monté dans ma chambre au bord des larmes. Au allez vir ch’que ché qu’la guerre, bante é d’jaune niafs. Et sûrement mélange de George Orwell non lu dans cette contrée, 1984 était considéré comme l’année du cataclysme. Nous en parlions entre jeunes, pour l’un c’était l’année prévue de son service militaire. L’effondrement scolaire se poursuivit jusqu’en septembre 82.
C’est pourtant le même élève, dans le même collège, avec les mêmes « concurrents » et des profs similaires :
3e : 12,4 ; 13 ; 13,8.
Même si l’anglais restait mon talon d’Achille. Et l’observation du premier trimestre mérite de figurer : « Je souhaite que Jean-Luc trouve un jour le professeur d’anglais qui lui a (selon lui) toujours fait défaut et qui saura exploiter le talent qu’il se trouve. Je ferais, quant à moi, plutôt confiance au travail… et à l’humilité. » (néanmoins 7,5/20 et 9e sur 19) Au deuxième trimestre 5,5, la note la plus basse 4, un trait en commentaire avec une signature dont le nom est reconnaissable, Guyot. Cette vieille pomme de Guyot, englué dans sa suffisance, en ironisait. J’avais dû lui balancer une répartie sur l’absence de profs d’anglais capables de faire aimer leur matière dans ce collège. Et pour justifier positivement cette affirmation, monsieur Boulet et monsieur Nonchez. Certes, on peut y décréter un simple télescopage entre des prédispositions et une possibilité enfin obtenue d’étudier l’esprit presque désembué de la crainte. Mais ce serait réducteur car si mon aisance en math et français perdurait, jamais plus je ne croiserais, dans ces matières, de profs dont le nom resta dans ma mémoire. Quant à celui auquel je n’ai jamais pensé balancer « arrêtez de vous foutre de ma poire, guyot », il enseignait également une autre matière, j’hésite entre histoire et français. Et finalement, pour terminer l’année, 9, la note la plus basse étant à 7 et la plus haute à 12,5. « Les contrôles effectués sanctionnent des connaissances d’un niveau élémentaire (6e - 5e) » Il aurait donc pu ajouter, mes élèves sont tous des nuls. Néanmoins l’année s’achevait avec un statut de premier dans l’ensemble du français, avec 16,25 en rédaction expression orale et 14 en orthographe grammaire. «Très bien. Continuez » Avec monsieur Nonchez, nous avions étudié un gros livre, L’Ile, de Robert Merle. Seule la lecture d’une partie fut exigée. L’ensemble me subjugua. À 15 ans, j’ai ainsi lu mon premier vrai livre ! Naturellement, il n’y eut jamais, à la maison, de lecture du soir… Biologie 15,25 et Sciences physiques 15,5 « Bon travail. Bonne participation. » Histoire / Géographie 14 « Trimestre très satisfaisant. C’est bien. » Mathématique, 19/20 « Élève sérieux. Très bon travail. » Abel, également le prof de l’autre classe de troisième, me considérait, dans sa matière, au niveau de "la grosse tête" du collège, celle envers laquelle mon attitude fut parfois décrétée comme l’aveu d’un sentiment amoureux. Abel nous avait d’ailleurs réunis dans un petit cercle pour une "initiation à l’informatique" hors emploi du temps scolaire. J’aimais bien lui parler. Non par attirance physique mais par besoin de comprendre si elle était vraiment très intelligente, « plus intelligente que moi », ou s’il s’agissait d’un bourrage de crâne sous la direction des parents. Elle fut d’une certaine manière l’exception de ma scolarité, la seule revue bien après la fin des études, en 2007, pour une réponse, disons, à la grande question…

(...)

Personne ne s’est étonné de cette transformation. L’inflammation du pancréas a donc sauvé ma scolarité. Sinon, c’était BEP-CAP !
Combien, dans une situation similaire, ont eu "la fenêtre ouverte" quand il était trop tard, quand la société les avait inscrits dans une impasse ? Il ne s’agit même pas d’accès aux "situations les mieux payées", souvent d’autres sortes d’impasses, mais à la possibilité de se développer harmonieusement, d’avancer dans le savoir, le vrai, spirituel, et non l’anti-savoir des barreaux de nos confortables petites prisons matérialistes.
Une autre question en dérive : pourquoi les "un peu plus privilégiés", se sont lentement laissés dériver ? Parce qu’ils n’ont pas eu une mère répétant « il faut que tu travailles à l’école car... » ou l’injonction manquait de conviction, aucune réalité ne l’étayait, entraînait à croire que les parents seraient toujours là pour aider ?…
En m’exprimant ainsi… écartant mon invisibilité donc l’absence de réaction… je me mets en situation de recevoir de la part des crétins fiers de leur inculture et compte en banque, ponctué d’un ricanement, une réponse du genre « en tout cas, aujourd’hui, ils ont plus de sous que toi, ceux qui bossent à la Sopaa ou à la Prospérité ! » Je me souviens, par l’une des engluées dans la bêtise, d’un « on dirait un clochard. » Alors, si elle m’avait vu « dans mon vieux pardessus râpé... »

En troisième, un autre événement me distinguait : l’un des onze gagnants du mensuel Onze, pour avoir noté les trois joueurs de l’année 1982 classés par les journalistes du jury. Avec comme récompense, un aller-retour en Grèce pour assister à la finale de la Coupe d’Europe. Ma mère tenta de s’opposer à ce voyage, par peur que l’avion s’écrase mais aussi que je me perde. Les discussions avec la secrétaire du magasine furent compliquées, la jeune dame me le raconta dans le taxi nous emmenant de la gare du Nord où elle m’attendait pour les bureaux de la rédaction avant le départ à l’aéroport de Roissy avec le directeur. Seul mineur, j’étais accompagné à chaque instant. Je n’avais jamais pris le train, ni l’avion naturellement. J’avais 15 ans et des poussières. Combien à Huclier ont prié pour une chute de l’avion ?

(...)

Pernes c’est aussi, d’abord, dans les souvenirs, la ville des racailles. Des CPPN et leurs clones en BEP-CAP aux abords des grilles, toujours à me menacer d’un coup de poing. Pourquoi ? D’abord je n’étais pas de Pernes. En plus j’osais être un bon élève « comme une fille. » Puis mes cheveux trop longs. Ils étaient des rebelles aux cheveux courts ! La voie royale pour ces crétins, c’était CPPN. (...)

Vous trouverez Livre de Ternoise sur Huclier et la disparition de la ruralité réelle sur amazon (lien direct sur la page du livre).


Vous trouverez la version numérique de ce livre sur immateriel 7switch.com (lien direct sur le livre).




Pernes en Artois. Je suis passé par le collège du Bellimont de Pernes...



Quelques professeurs se souviennent peut-être encore... Stéphane Ternoise, alors Jean-Luc Petit, élève à Pernes en Artois... les années 80... En 2018, ils sont tous à la retraite, sûrement !... J'ai eu 50 ans en 2018...

En 1979, ma sixième... Chemin du Forestel, 62550 Pernes...
Pour ceux nés 1964 à 1969, il y eut l'épreuve endurance le 1er décembre 1979 :


40 ans plus tard, j'ai retrouvé cet article dans un carton...
7 Chemin du Forestel, après que les locaux soient longtemps restés déserts, c'est désormais l'école Primaire Marcel Dollet.
Quant à "Marcel DOLLET", personne ne s'est soucié de nous en parlait ! Il serait né le 21 mai 1893 à Auchel et mort le 26 août 1965 à Pernes-en-Artois. Il aurait été instituteur et élu du Pas-de-Calais.
Maire de Nédonchel et conseiller général d’Heuchin, de 1945 à sa mort. Ce fut mon canton, à Huclier. Mais je suis né en 1968.

Pourquoi cette page ? Aussi pour vos recherches !
Pour plus d'infos sur mes LIVRES, mieux vaut passer par le menu "écrivains".

Voilà, je ne suis pas mort à 50 ans Texte intégral. J'espère également que c'est le cas de toutes celles et tous ceux qui fréquentaient les mêmes murs, désormais les anciens murs, à cette époque-là. Enfin, je sais que ce n'est pas le cas...

VERSANT : Auteur THEATRE. Voir Auteur chansons ou Romancier

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Un jour, si j'ai le temps, cette page sera mieux présentée (en 2052 ?)

A la même époque (ils s'en souviennent sûrement plus !!!! ) : PIERRE LAIGLE y séjournait aussi au collège... David était dans ma classe...
On trouve sur internet les éléments suivants : Date de naissance 2 septembre 1970 (ce qui n'a rien à voir avec l'auteur éditeur producteur média mais intéresse sûrement plus les internautes que l'écrivain indépendant !)
Lieu de naissance : Auchel
Taille 1 mètre 80 (soit plus que moi ! Etonnant...)
Poids 80 kg (je ne dis rien)
Palmarès
Titres Champion de France en 2002 (Lyon)
Vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2001 (Lyon)
1er Match en D1 Lens - Metz : 0-2 le 20/07/1991
1ère sélection (Nîmes) France - Grèce : 3-1 le 21/02/1996
Sélections 8 matches , 1 but
(je ne sais pas si ces informations sont exactes... une manière de résumer que mon intérêt pour le football est aussi important... disons que l'intérêt de Francis Cabrel pour la philosophie... le rapport avec Cabrel ? Euh... La dernière fois que j'ai joué au foot, c'était avec Cabrel... à Astaffort... j'étais jeune... pas Francis, il était déjà vétéran ! )

Si vous lisez quelque part que nous étions dans la même classe : c'est une erreur. C'était David Laigle, son frère...



La Communauté de Communes du Pernois : Les 18 Communes : Aumerval , Bailleul-les-Pernes , Bours , Conteville-en-Artois , Floringhem , Fontaine-les-Hermans , Hestrus , Huclier , La Thieuloye , Marest , Nedon , Nédonchel , Pernes-en-Artois , Pressy-les-Pernes , Sachin-les-Pernes , Sains-les-Pernes , Tangry , Valhuon. La commune de mon école et du football en benjamins.

je suis passé dans ces villages... même en vélo !...
Pernes en Artois : Jean-Luc PETIT devenu Stéphane TERNOISE, romancier, auteur de pièce de théâtre et chansons



Stéphane Ternoise écrivain se confrontant à la réalité : paruvendu publibook nicolas sarkozy francis cabrel richard seff... et écrivant : théâtre, chanson, romans


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